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SCÈNE CATHÉDRALE
Dimanche 18 juillet 2010, 22h
Cristina Branco "Kronos"

Depuis treize ans qu'elle chante, Cristina Branco arpente les allées intimidantes de la haute tradition fadiste autant que toutes les voies de traverse des musiques portugaises.
Après deux albums consacrés à ses maitres Amalia Rodrigues (Live en 2006) et José Zeca Afonso (Abril en 2007), Kronos créé en 2009 s’ancre dans un univers contemporain à travers les créations d'auteurs et compositeurs qui mêlent verbe actuel et vénérable grain de voix du fado, mélodies populaires et ampleur majestueuse de la poésie lettrée.
Chanteuse des poètes les plus renommés du Portugal (Luís de Camões, Fernando Pessoa, David Mourão-Ferreira, José Afonso etc…), et de quelques autres étrangers (comme Paul Éluard, Léo Ferré…), Cristina Branco a fait de sa manière d’entendre le fado une espèce de porte-parole de la Poésie et de la Littérature du patrimoine national. De sa voix d’une volupté limpide accompagnée par ses musiciens au piano, contrebasse et guitare, cette diva arrache le fado à ses figures immuables pour lui rendre la palpitation de la vie.
Du Poème au chant, lundi 19 juillet, 11h30 - 12h30 : Rencontre avec le public – Causerie sous les arbres, Jardin de la Mégisserie
Mardi 20 juillet 2010, 22h
I AM
En 1990, un collectif d’artistes marseillais émerge et deviendra fondateur du Rap français. Avant d’être un groupe, IAM est une utopie imaginée par Philippe Fragione, mieux connu sous son nom de scène, Akhenaton.

Dans un milieu comme le Hip hop, où l’authenticité est souvent rare, IAM s’affirme par son adaptation en France d’un mouvement né à New York créant
leur propre univers et prenant racine dans la cité Phocéenne. Dès leur premier album, Akhenaton, Shurik’n, Imhotep, DJ Kheops et Kephren posent les bases de leur art de rue, confirment leur puissance verbale et musicale. La singularité d’une couleur, d’un son et d’une parole viendra avec leur album massif « L’école du micro d’argent ». En 2008, l’album « Saison 5 », est une véritable réussite artistique. Quelques mois plus tard un live aux pieds des Pyramides fête les 20 ans du groupe. Ce Parcours artistique a été jalonné par plus de 2 000 concerts de par le monde. IAM en tournée cette année s’arrêtera à Lodève pour un concert au pied de la Cathédrale et revisitera avec le public les titres aux textes percutants qui ont marqué plusieurs générations à coup d’audace et de talent.
Du Poème au chant, mercredi 21 juillet, 10h30 - 11h30 : Rencontre avec le public – Causerie sous les arbres, avec Akhenaton, Shurik’n, Imhotep, Jardin de la Mégisserie
Jeudi 22 juillet 2010, 22h
Compagnie Loopuyt "Les 3 Andalousies"
C’est au cours de longs voyages musicaux à travers l'Espagne, l’Orient et le Maghreb, que Marc Loopuyt, Directeur artistique de la compagnie, développe son propre style. Il se produit depuis dans le monde entier, en soliste ou bien au sein des deux groupes qu’il a créés, Suspiro del Moro et Cuadro Tres.
Initiées depuis l’Antiquité et cristallisées depuis le XVe siècle, trois grandes traditions musicales sont issues de l’Andalousie : la Sépharade de Cordoue qui essaimera jusqu’à Salonique, Izmir et Bordeaux ; l’Arabo-andalouse de Zyriab qui essaimera jusqu’à Tunis, Alger et Fès et enfin la flamboyante Flamenca qui de l’Andalousie conquerra toute l’Espagne puis le monde entier.
Les trois Andalousies, suit e de tableaux chantés, dansés et joués, voient s’entrelacer musiques traditionnelles, créations et improvisations. La contribution instrumentale fait se rencontrer les luths mauresques (oud et suissen), le violon oriental et toute la panoplie des percussions (bendir, tar, darboka, crotales). Les énergiques chorégraphies flamenca font écho aux mélismatiques évolutions maghrébines, orientales et sépharades.
Du Poème au chant, vendredi 23 juillet, 11h30 - 12h30 : Rencontre – Causerie sous les arbres, avec Marc Loopuyt (directeur artistique), Nacer Hamzaoui (Mandole et chant Arabo-andalou) et Mohamed M’Sahel (percussions), Jardin de la Mégisserie
Samedi 24 juillet 2010, 22h
Trio Rosenberg "Concert hommage à Django Reinhardt"

A la fin des années 70, les trois inséparables cousins ; Stochelo Rosenberg, Nonnie et Nous'che fondent leur trio.
Ils s'inspirent avant tout de Django Reinhardt, un des plus grands guitaristes du XXème siècle et interprètent leurs créations originales à la guitare et contrebasse avec finesse et vitalité. Renommé au départ dans les milieux tsiganes de toute l’Europe, le trio devient vite l'invité incontournable des différents festivals de jazz internationaux et se produit devant des milliers de spectateurs friands de leur rythme d’acier. Ce Trio virtuose membre de la grande famille des musiciens du voyage, a sillonné le globe sans relâche, enregistré quinze albums, et s’est affirmé comme la fine fleur du genre… Un bijou du Jazz manouche.
Du Poème au chant, dimanche 25 juillet, 11h30 - 12h30 : Rencontre avec le public – Causerie sous les arbres, Jardin de la Mégisserie
SCÈNE PLACE DU MARCHÉ
Dimanche18 juillet 2010, 19h
Alima et Lone Ken, "Qawa Khela"
"Attention sublime ! Deux perles donnent parfois un bijou magnifique. La rencontre entre la chanteuse Alima et le guitariste Lone Kent est de cette eau-là. L’un et l’autre, elle d’origine algérienne, lui américain, sont toulousains d’adoption. Ils se sont trouvés, pour notre plus grand bonheur, sur les chemins du blues. " (Jean-Manuel Escarnot, Libération)
De leur rencontre naît le projet d’un nouveau spectacle "Blues Algérien" dans lequel Alima dépeint entre autre une Algérie particulièrement actuelle que l'on connaît si peu depuis la France... De son Algérie à elle, ce sont ses sœurs de sang que l’on a emmenés là-bas sans leur demander leur avis qui hantent avant tout son cœur et son imaginaire. En arabe et en français, ses textes nous racontent ses errances d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Musique parfaite pour crépuscule…
Lundi 19 juillet 2010, 20h
Dimoné "Les Narcisses"
Dimoné, artiste Montpelliérain crée trois albums solo et signe les créations musicales de certaines pièces mises en scène par Julien Bouffier (compagnie Adesso e sempre). Il se distingue en première partie de Cali, Vincent Delerm ou encore Aston Villa.
« Quelque part entre Général Alcazar, Alain Bashung et Daniel Darc; sur une zone frontière aux limites du rock, de la chanson et de la belle bricole musicale. Il est un peu étrange, et assez attirant, l'énergumène qui sort ce troisième disque solo. Dimoné chante, et souvent parle, d'une voix claire traversée d'une pointe d'accent méditerranéen et d'une petite tension qui le rend présent et élégant. Il dit la nuit, le désir, le trouble ou les guerres domestiques » écrit Valérie Lehoux, Télérama.
Dimoné nous livre de sa voix profonde des textes intimistes, oniriques, chargés de mots et d’impressions fugaces, accompagné par son musicien au clavier.
Mardi 20 juillet 2010, 19h
Sam Karpienia "Extatic Malanconi"
Sam Karpienia s'est forgé en 20 ans une voix éraillée puissamment émouvante qui porte en Occitan et en Français, des textes poétiques et politiques comme le chant poignant des déracinés. C’est à Marseille qu’il a déplacé ses origines et s’est mis à chanter.
Cet album, véritable manifeste poétique, invite à un voyage gorgé de soleil et nous conte avec force, et dans une tension palpable, les souffrances qui émergent au regard d’une existence critique en quête d’absolu, qu’il s’agisse de l’amour et de sa fragilité permanente, ou de la justice sociale comme idéal du mieux vivre ensemble.
Après un long travail de réappropriation et de création autour des musiques occitanes (Gacha Empega, Dupain), les artistes proposent aujourd’hui une synthèse où s’accordent des influences de musiques traditionnelles du bassin méditerranéen et de musiques urbaines électro acoustiques qui épousent la transe de deux mandoles oscillant entre les rythmiques facétieuses d’un raï futuriste et les distorsions brûlantes d’un rock dévastateur. Une musique méditerranéenne inouïe jusqu’à ce jour, un cri de révolte où la joie reste le moteur…
Mercredi 21 juillet 2010, 20h
Jean-Claude Carrière et Nahal Tajadod "Les chants d'amour de Rûmî"
Ecrivain, scénariste, acteur et réalisateur, Jean-Claude Carrière est un artiste complet qui vogue entre cinéma et littérature. En 1957, il publie son premier roman « Lézard », et rencontre Pierre Etaix avec qui il cosigne des courts et des longs métrages. Sa collaboration avec Luis Buñuel durera dix-neuf ans jusqu’à la mort du grand réalisateur.
Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et d’adaptateur en particulier avec Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Parmi les scénarios écrits par Jean-Claude Carrière, notons « le Tambour », « Un papillon sur l’épaule » ou encore « le retour de Martin Guerre » qui lui vaut le césar du meilleur scénario en 1983. Il s’attaque également à l’adaptation d’œuvres littéraires comme « Cyrano de Bergerac », « Le Roi des Aulmes » ou encore « L’incroyable légèreté de l’être ».
Jean-Claude Carrière et Nahal Tajadod proposent une lecture à deux voix, et en deux langues, d'une dizaine de poèmes extraits du « livre de Chams de Tabriz » de Rûmi, Poète soufi considéré comme l’un des plus grands mystiques persans du XIIe siècle, qui exerça une influence considérable sur la spiritualité musulmane. Ils sont accompagnés au saz (luth iranien) et au kamantcheh (vièle persane). Un voyage vers les hauteurs de l'amour, vers un bonheur inexprimable, vers le vertige et la porte de l'être, vers « les prairies des anges ».
Du Poème au chant, jeudi 22 juillet, 11h30 - 12h30 : Rencontre avec le public – Causerie sous les arbres, Jardin de la Mégisserie
Vendredi 23 juillet 2010, 20h
Trio Joubran "Majaz"
Le Trio Joubran, est constitué de trois frères issus d'une famille qui, depuis quatre générations, vit à travers le « Oud »,le fabrique, le joue, l'aime. Les trois frères Samir, Wissam, et Adnan font de cet instrument un savoir, une passion, une vie...
Leur maîtrise du « Oud » est singulière, tout comme le sont l'harmonie et la synchronisation dont ils font preuve, chaque fois qu'ils se produisent sur scène, interprétant leurs propres compositions devant des publics du monde entier, si différents mais unis devant autant d'authenticité et d'excellence. Côté percussion, le non moins excellent Yousef Hbeisch vient enrichir le Trio de rythmes qui épousent la mélodie et se fondent dans les notes.
Le Trio Joubran, trois frères de Palestine, musiciens mondialement sollicités, avancent dans leur art grâce à un énorme travail individuel et collectif, avec un grand amour et un plus grand respect de la musique et du public.
SCENE JARDIN DE LA MEGISSERIE
Lundi 19 juillet 2010, 19h
Marc Delouze "C’est le monde qui résonne"
Marc Delouze (voix) Louise Marty (harpe préparée) et Patrick Marty (trompette, guitare, percussions) proposent une « lecture-concert » d’après C’est le monde qui parle, récit de Marc Delouze (éd. Verdier).
Un homme lit sur scène, c’est l’auteur, portant son texte comme une lettre à un ami, ou une offrande. Un parcours du monde, ou les mille et une aventures d’une parole itinérante, avec transports, rencontres… En contrepoint, les musiciens Louise et Patrick Marty proposent de nouvelles destinations, parcourues de sonorités contemporaines ou traditionnelles, jazzy ou classiques, qui « transportent » aussi loin et aussi sûrement que les mots.
Lundi 19 juillet 2010, 21h
Compagnie Alzhar "L’ailleurs"
 
Le comédien-lecteur-danseur, Maxime Carasso et la comédienne-lectrice-musicienne (accordéoniste) Nathalie Paillet nous invitent à un voyage poétique à travers la langue d’auteurs tels que Rimbaud, Aimé Césaire, Mallarmé, Julien Blaine, Ma Desheng, Artaud... Une lecture performance parmi les écrits des poètes et des écrivains d’ici et d’ailleurs…Une mise en espace et en musique entre l’installation plastique, le bonheur de la lecture et le frôlement de la danse.
Mercredi 21 juillet 2010, 21h30
Soirée consacrée au poète invité d’honneur Armand Gatti
Lectures de ses plus beaux textes sur la scène de la Mégisserie.

Dante Gatti, dit Armand Gatti, auteur, dramaturge, poète, scénariste, réalisateur et metteur en scène, est né le 26 janvier 1924 à Monaco. Journaliste après avoir connu la résistance et la déportation, il reçoit en 1954 le prix Albert Londres. Il débute par le cinéma et réalise L’Enclos, 1960, El Otro Cristobal, tourné à Cuba, 1962, Le Passage de l’Èbre,1969, Nous étions tous des noms d’arbres, 1982, quatre films engagés. Mais il consacre l’essentiel de son activité, à partir de 1958, au théâtre, des oeuvres nourries de ses voyages, de son passé de résistant et de déporté. Puis viennent de longues années au théâtre avant d’écrire, de 1995 à 2008, une série de 14 pièces, intitulée La Traversée des langages, où il évoque ses relations d’écriture avec le langage scientifique à partir d’une réflexion sur la mécanique quantique. Auteur prolixe, il a publié de nombreux poèmes, 22 octobre 1941 - Ce que chantent les arbres de Montreuil - 22 octobre 2000, 2000, Les Cinq noms de résistance de Georges Guingouin, 2006, et récemment Les Arbres de Ville Évrard lorsqu’ils deviennent passage des cigognes dans le ciel, 2008.
Jeudi 22 juillet 2010, 21h
Textes & Rêves et La Caravane des poètes "Les cris enfouis dans l’écrit" Petit voyage à trois voix dans l’espace sonore du poème. De La Victoire d’Apollinaire au bégaiement inspiré de Gherasim Luca, du Glossaire de Michel Leiris à la Tentative orale de Francis Ponge, des partitions vocales de Schwitters aux délires cosmophoniques de Brisset, de l’apocalypse calembourgeoise de Verheggen aux éructations de Julien Blaine, un parcours à travers quelques expériences extrêmes autour de la matière sonore du langage. Par René Farabet, Marie Poumarat, et Henri Ronse. Durée : 1h30
Vendredi 23 juillet 2010, 21h
Textes & Rêves et La Caravane des poètes "La question poursuivie de l’éphémère" Le souci déchirant d’élargir le réel. A partir de la revue L’éphémère, que publièrent, entre 1967 et 1972, Yves Bonnefoy, Louis-René Des Forêts, Jacques Dupin, Gaëtan Picon, André du Bouchet et Michel Leiris, ce montage de textes fait entendre une voix altière et exigeante du poème contemporain. La parole des poètes y explore des formes intermédiaires entre le récit, le poème et l’essai, dans une volonté persistante de réel et une défiance continuée à l’égard de l’esthétisme et des métalangages. On y croise des traductions de Gérard Manley Hopkins, de Mandelstam, de Paul Celan, L’histoire d’une petite fille de Laure, des logogrammes et poèmes de Christian Dotremont, dans l’accompagnement secret des oeuvres graphiques d’Hercule Seghers, de Morandi et de Giacometti.à travers Haut mal de Leiris, L’Orestie de Bataille, Les Poèmes de Samuel Wood de Louis-René Des Forêts, les méditations de Pascal Quignard et les derniers livres d’Yves Bonnefoy, ce siècle du poème français aura-t-il réinventé le poème métaphysique dans le souci déchirant d’élargir le réel ? Par René Farabet, Marie Poumarat, Henri Ronse. Durée : 1h30
Samedi 24 juillet 2010, 20h
Soirée consacrée au poète invité d’honneur Bernard Noël
Avec Dominique Delpirou "La Maladie de la chair" Comédien, metteur en scène et directeur artistique de la compagnie Choliambe, Dominique Delpirou poursuit depuis sa rencontre avec Christian Rist, au Studio Prosodique, un travail exigeant sur la théâtralité inhérente au langage. Hors des typologies traditionnelles et des clivages de genres, il explore des textes qui ne sont pas d’emblée écrits pour le théâtre. La Maladie de la chair est l’un des textes les plus intenses et bouleversants de Bernard Noël. Il fait partie du cycle des monologues - inauguré en 1994 par le Syndrome de Gramsci- qui, tous, reposent sur une double contrainte : d’une part, commencer chaque phrase par un même pronom, d’autre part référer le récit à un sujet fictif qui, par convention, s’exprime sur le ton de l’autobiographie. «Entre extrême maîtrise et extrême violence, le texte sans brutalité, sans éclat, investit irrésistiblement son lecteur, comme une eau noire et éblouissante qui semble en monter… Et ses pulsations d’encre le poursuivent, bien après qu’il ait refermé le livre». (Jacques Ancet). Durée : 25 minutes.
Spectacle "La langue d’Anna" de Bernard Noël, mise en espace de Charles Tordjman, avec Agnès Sourdillon.
« Fellini l’érige en Louve de Rome. Anna Magnani incarne la renaissance, la démocratie et l’espoir communiste d’après-guerre dans une Italie dévastée. Sur les vestiges du fascisme, l’actrice devient figure de proue du cinéma néoréaliste. En 1945, l’écrivain Bernard Noël fête quant à lui ses quinze ans. L’auteur du Château de Cène, L’Ombre du double, La Chute des temps, Romans d’un regard, La Peau et les Mots, appartient à la génération témoin de l’explosion de la première bombe atomique, de la découverte des camps d’extermination et des crimes de Staline. Il imagine ici les confidences de l’icône italienne. L’actrice se raconte, évoque son corps représenté, l’emprise de la lumière et de l’ombre. Agnès Sourdillon offre son timbre singulier à l’égérie d’une génération révoltée. »
HALLE DARDE
Jeudi 22 juillet 2010, 22h
Claude Guerre "Dans le jardin de mon père" La mort est là qui nous accompagne, mais c’est de la vie qu’elle naît et rien que de la vie, car la vie est propre à tout ce qui respire sur notre terre. Et le poème nous le raconte à chaque instant, et nous respirons à chaque instant le poème et chaque instant nous conduit l’instant d’après à un peu plus de vie. Il n’est pas étonnant que, écrivant depuis toujours du théâtre et de la poésie, je compose pour le dire moi-même sur la scène, ce Dans le jardin de mon père que, par défaut, j’appelle poème dramatique». Claude Guerre Voici le théâtre, c’est l’histoire d’une vie en train de se faire en se défaisant. C’est l’histoire d’un mec avec lui-même. Ce sont des vers de huit et de neuf, des masculins et des féminins qui se cherchent et parfois se trouvent. Ce sont 2250 vers de rappeur pour être dits en musique. C’est le projet. Claude Guerre, directeur de la Maison de la Poésie-Paris, metteur en scène et poète. Né en 1948 à Avignon, il a appris les métiers du théâtre auprès d’André Benedetto. Il fonde sa compagnie dans les années 80 et monte ses propres textes. Sa curiosité pour les auteurs contemporains grandit. Ce goût des écritures se poursuit dans les années 90 et pour 15 ans à France Culture où il oeuvre à la réalisation radiophoniques des écritures contemporaines. Il y rencontre toutes les formes littéraires nouvelles. Claude Guerre aime entendre les mots «L’oralité, c’est l’envie de parler une langue qui n’existe que dans l’espace d’une oeuvre qui a consenti à l’accueillir. Même une simple lecture exige un faire-savoir-faire». Ce savoir faire, Claude Guerre le trouve auprès des acteurs qu’il aime intensément. En 2006, il prend la direction de la Maison de la poésie qui reçoit les poètes de tous les univers et de tous les pays. Il n’a jamais cessé d’écrire, souvent des poèmes épiques. Il a publié Nasbinals – 49 poèmes de peine aux éditions Pierre Mainard en 2002. Il a écrit avec Serge Valetti Tout est vécu (Tentative d’entretien biographique avec Claude Guerre) aux éditions Les Solitaires Intempestifs en 2002. Dans le jardin de mon père est publié depuis octobre 2009 aux éditions Pierre Mainard.
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